Il était une foi...
Performance-Dansé
Ôde au voyage spirituel et à la rencontre du Pélican
Beaux-Arts de Paris

2013
      Lors du séminaire Danse et Arts plastiques en 2012-2013,
je commence à expérimenter les liens entre la culture HIP-HOP,
la performance, le rite et la prière.
 
Participant esthétiquement à l'ouverture des portes du décloisonnement culturel comme l'ont fait Julien Beyneton, Guillaume Bresson et certains graffeurs qui ont fait pénétrer
la culture 
Hip-Hop à l‘ENSBA. Je monte avec toute une équipe une performance dansée
incluant 
une création chorégraphique et musicale.

Je décide de parler du chemin de foi, de la foi naissante de quelqu'un
qui chemine vers Dieu, sous la forme d'une scène urbaine s'inspirant de mes voyages
et de la vie de certains protagonistes de cette performance.


Les voyages spirituels et les voyages de ce monde deviennent alors un!
La performance est visible dans la vidéo
présentant l'exposition Métanoïa, à découvrir ici:
                  Il était une foi... né en plein coeur de la cour vitrée du Palais des Beaux-Arts de Paris comme une résonance avec l'histoire de l'art.
Réunissant des centaines de visiteurs, elle se proposait d'ouvrir de nouveaux chemins pour les explorateurs de l'art avec ce questionnement:
Quelle est la place du Sacré dans l'art qui se dit "contemporain" 

L'exposition Métanoïa où s'est déroulé la performance développait une recherche de la réintégration d'une quête divine dans le métier de l'Artiste
et sa potentielle recherche du Beau.

La louange, la poésie, le chant, la danse, le conte, la peinture, la sculpture et les états modifiés de consciences(=prière, rêverie, extase...) ont été 
et sont encore tant de moyens à travers le monde utilisés pour édifier la culture, la connexion au sacré, les cosmogonies.
 
La danse a toujours fait partie des arts qui m'animent et m'inspirent. La présence de la danse comme vecteur du sacré est présente dans de nombreuses cultures depuis l'aube des temps; qu'il s'agisse des danses païennes, des transes animistes, de la danse biblique de David pour le Créateur mais aussi
par exemple du Krump, style récent développé aux U.S.A.S qui montre des liens entre le Hip-hop et certaines danses Africaines traditionnelles.

Ma démarche a tout d’abord été de suivre le séminaire de Danse et Art plastiques qui incluait des séances de danse-contact, de danse contemporaine
et d'improvisation. Parallèlement à ce séminaire j'ai pris des cours de hip-hop new-style et commencé des impros de rue, tout cela dans le but
de comprendre les différents enjeux d’un style de mouvement.
 
Avec Hang-J un danseur, nous avons travaillé sur les notions d'union des styles contemporains comme le hip-hop, le modern Jazz et la danse contemporaine. Pour la musique, c'était une création avec Jim Lemaj avec qui nous avons créé un son mélangeant Hip-Hop, Electro, Dubstep
et musique Kali’na de Guyane.

Ensuite, j’ai basé ce spectacle en quatre phases évolutives:

 
  • Phase 1: Illustration biograhique de l’enfance du danseur Hang J et sa cosmogonie d'enfance.
 
  • Phase 2: Mort, Renaissance et Métanoïa. 
Le danseur principal se retrouve pris de convulsion et tourmenté par ses cauchemars jusqu’à l’arrêt cardiaque.
Il renaît ensuite avec une nouvelle énergie, il devient différent, plus sensible.
Suite à cela les danseurs quittent l’espace scénique et vont danser avec les différentes oeuvres de l’exposition.

 
  • Phase 3: Nous pénétrons le rêve que j'ai fait lors de ma première visite en Guyane, découvrons un combat et une amitié avec un Pélican,
la redécouverte du Christ et du monde spirituel en territoire Franco-Amazonien
 
  • Phase 4: Phase de transe, chacun est libre d’interpréter l’idée du cercle. 
Des personnes du public se joignent aux danseurs professionnels, j’intègre aussi la danse, donne amour et prie le Créateur.

Conclusion:

Il était important moi de situer ce travail sur le lien au divin, au corps social, aux cultures populaires et aux cultures amérindiennes au coeur
des Beaux-Arts de Paris. Un peu comme un pied de nez aux attentes de l’institution en terme «d’art contemporain». 

D'une part je valorise un retour aux vraies valeurs qui ont inscrit les arts visuels comme nobles avec une recherche assumée d'élévation spirituelle,
d'autre part j'ouvre le champ des possibles avec une grande amplitude de liberté dans la rencontre entre les techniques traditionnelles,
les nouveaux médias 
et les cultures populaires.

Au profit de l'avenir, je propose un nouveau regard sur l'Histoire, les échanges entre culture populaire et "élitiste", un renouvellement des objectifs de l'art
et de redécouverte de certaines sagesses dévoyés par la modernité. Je sonne, par la même, la fin du style dit "contemporain".