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KUMAP 

       KUMAP est un prototype de média internet qui a pour objectif principal d'offrir

un nouveau média par la voix internet aux 7 familles amérindiennes de Guyane:

Kali'na, Wayana, Paykweneh, Teko, Wayapi, Lokono Arawak et les métis!

Vous pouvez découvrir le projet en cliquant sur l'onglet rouge ci-contre!

 

Avant le soulèvement Guyanais de 2017, en 2015-2016 j'entretenais de nombreuses discussions en groupe avec des jeunes amérindiens de Guyane, je me posais la question: 

Comment puis-je aider mes frères et soeurs amérindien(ne)s à distance?

J'étais alors à Lens dans le Pas-de-Calais et à force de discussions sur les groupes webs, quelque chose me sauta aux yeux. Je pouvais aider les gens que j'aimais en Guyane

même si j'étais loin, alors en plus de mes prières j'ai pensé à un projet internet. 

 

Il me semblait bizarre que les amérindiens de Guyane ne disposaient pas d'un média web

qu'ils peuvent intégralement administrer, nourrir et abreuver par eux-mêmes avec leurs visions des choses? 

La majorité des informations qui émanaient des communautés amérindiennes étaient et sont en majorité encore dépendantes du système d'information néo-coloniale

notamment par les médias et la presse Franco-Guyanaise. Bien sûr, cela posait des questions éthiques et culturelles notifiées par certains jeunes amérindiens traditionalistes

sur les liens entre leurs cultures orales et la place d'internet, plus largement cela soulignait la façon dont l'information peut-être créé et produite pour et par les différentes familles amérindiennes en Guyane. Certains amérindiens pensaient que la culture amérindienne ne devrait pas se retrouver sur internet, d'autres me disaient de faire attention car le pouvoir politique chez les amérindiens de Guyane avait été braqué par quelques "familles privilégiées" proches de l'état. 

L'idée sous-jacente de ce site était d'ajouter en plus du réseau humain et spirituel, un réseau internet permettant le partage d'évènements et de patrimoine immatériel. 

Différentes personnes se sont unis avec des témoignages, des photos, des histoires à mettre en commun... En 2016, la première pierre du projet a été posé.  Le principe est de faire émerger un site d'information qui peut devenir un site relais d'informations entre différents villages et quartier amérindiens de Guyane, un grand forum où tout le monde peut prendre part à l'Histoire... Et surtout les jeunes amérindiens sont libres de donner leurs propres point de vue sans devoir dire ce que telle association, syndicat, politicien veulent leur faire dire! 

Description originel: Kumap est un site internet pensait pour une communauté mouvante, un réseau d'informations, une rencontre de regards, un rassemblement, une découverte,

un partage... Kumap c'est la fourmi manioc, forte, résistante, qui travaille en équipe pour bâtir ensemble et se multiplier. Kumap c'est une communauté d'internautes impulsée

par des jeunes pour partager, se découvrir ou se redécouvrir. Kumap invite tous les Guyanais, tous les Français, tous les caribéens, tous les curieux de l'actualité Amazonienne à venir abreuver le site internet dans leurs langues, avec leurs images, leurs sujets, leurs espoirs, leurs créations...

Bien que dès sa sortie les premières semaines rassemblèrent plus de 3000 visiteurs, le projet est resté sous cette forme au stade des fondations pour plusieurs raisons:

Ma plus grosse erreur a été de penser que les jeunes politiciens amérindiens que je côtoyais souhaitaient une réelle émancipation et liberté de parole des communautés amérindiennes de Guyane. Amérindiens, Noirs ou Blancs des politiques sont des politiques, ils cherchent trop souvent d'abord leurs intérêts égoïstes. En réalité, ils souhaitaient un site internet gratuit pour diffuser les idées que finançaient leurs parties et syndicats(=ces mêmes groupes finançaient par qui d'ailleurs?).

Dans l'idéal, je croyais que les membres de la "Jeunesse Autochtone de Guyane", dont j'ai vu la naissance, allait diffuser le projet dans les villages disposant d'internet et offrir la clé

de l'administration du site avec une formation flash à ceux qui disposait d'un poste informatique et qui souhaitaient devenir le relais d'un média libre et indépendant.

Quelle naïveté me direz-vous, effectivement, j'ai découvert que parmi eux c'est le système de réseautage français post-coloniale qui s'applique avec les mêmes inclinaisons

à la corruption.

La leçon que j'ai apprise très vite c'était qu'un site autonome qui accepte toutes les informations et points de vue des amérindiens serait donc une attaque direct à la manipulation

de certains "pouvoirs occultés". Il y a des raisons réelles si les vrais militants amazoniens sont persécutés par le capital et leur collaborateur. Cela signifie une autonomie politique

vis-à-vis des syndicats amérindiens financés par l'o.n.u, des élus amérindiens et des "conseils coutumiers" qu'a crée l'état français. Ceux qui étaient censés relayer la possibilité

de prise en main du site internet par les jeunes volontaires amérindiens n'ont absolument rien fait, à part censurer les informations du site et prévenir l'état; des traitre-péyis!

J'ai aussi compris que la tenue et l'activité d'un tel site nécessite soit un poste à temps complet, de nombreux administrateurs actifs et/ou une ouverture à des articles envoyés

par les internautes.

Bien que nous recevions des très agréables félicitations de certains visiteurs du site, certains anthropologues, les spécialistes du "monologue du bon sauvage" de telle ou telle communauté amérindienne m'ont écrit avec une certaine "acidité", voyant que leur "sujet d'étude" avait une occasion de prendre la parole en dehors de leurs livres.

A savoir que ces "officiels" sont souvent rémunérés par l'état. Certains anthropologues m'attaquèrent en parlant comme si aucun amérindien n'avait internet en 2016,

ils ne savaient même pas qu'il existait des groupes messengers où les jeunes amérindiens discutaient ensemble. 

Les pseudos-scientifiques blancs qui étaient habitués à dire et contrôler la vérité amérindienne ont été dérangés.

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Me consacrant à d'autres actions, je décide en 2016 de laisser le site en friche jusqu'au jour où ce projet intéressera de nouveaux des jeunes de Guyane. 

Je suis prêt à offrir les clés de l'administration du site et une formation dédié aux intéressés. La condition unique est qu'il soit autonome et n'appartiennent pas aux réseaux sur-politisés, ce site n'est pas un outil de propagande politique ou syndicale. L'origine du projet et de créer un média culturel ouvert,

libre et indépendant!

 

Si vous voulez ajouter de l'engrais et des graines d'amour au site internet KUMAP pour aider à la floraison n'hésitez pas à me contacter par e-mail ici !

Photographie de l'intervention KUMAP et Non à la Montagne d'or - CSIA Nitthan,Paris - 2016

Montagne de Sion, pas de "montagne d'or"!

 

       Communément au site Kumap, dès 2016 je milite de façon commune avec des membres des Jeunesses Autochtones de Guyane. D'une part pour ce que l'on appelle

les droits des peuples autochtones et d'autre part pour la protection de l'Amazonie. Ma foi profonde dans le fait qu'il faut préserver la beauté de la Création et construire une terre

de paix m'a porté à militer. Originaire d'une terre minière sinistrée à causes des mines de charbons, le Pas-de-Calais, je sais au combien les entreprises mentent, polluent et dégradent

les conditions de vie des habitants d'un territoire lorsqu'elles proposent des projets miniers. La novlangue politique va même aujourd'hui jusqu'à appeler -Patrimoine- les cimetières 

de mineurs, ces cratères et monts de charbons appelés terrils. 

En 2016, je fais partie des premiers militants continentaux à dénoncer à Paris le projet "montagne d'or" qui se préparait en Guyane française, c'était lors d'une réunion

du "CSIA-Nitthan" consacrée aux peuples autochtones de toute l'Amérique. 

Ce projet brassé des intérêts tellement dense en terme financier que je me suis fait des ennemis notamment car j'agissais librement dans mes prises de paroles: 

"Calomnie, diffamation, coup de fil de la police, menaces de mort, je découvre alors le forfait habituel du militant Amazonien."

 

Les droits des cultures autochtones brassent des enjeux de politique régionale, nationale et internationale qu'on ne découvre que dans l'action.

Entre l'influence de l'O.N.U, des U.S.A.s, de la diaspora caribéenne, de la politique parisienne, des capitaux, des fraternités coloniales, des "scientifiques" du pouvoir,

comprendre les mécanismes d'actions possibles demande du temps, de la patience et de la sagesse. Il existe, qui plus est, comme dans toutes les cultures parmi les familles amérindiennes des "infiltrés" ou des "collaborationnistes" si je puis dire; comme cela a existé en Afrique centrale, en Algérie française et autres colonies.

Vous pouvez, par exemple, rencontrer un musicien militant amérindien, qui travaille à la préfecture, dont le frère est dans l'armée, le cousin policier et l'oncle représentant politique

au conseil régional de Guyane. À partir de ces ensembles multiples et divers d'organisations familiales socio-professionnels et ethniques, il faut être vigilant pour voir sur le long terme qui oeuvre vraiment à l'émancipation des peuples et qui fait de la figuration politique bien rémunéré par le colon, le "colonia-borationniste".

 

Il existe actuellement une influence dangereuse des Nations Unies auprès des amérindiens, elle essaye de se présenter comme seul moyen pour les communautés Amérindiennes d'avoir des représentants politiques internationaux et d'imposer le respect aux états. C'est donc un organe anti-patriotique qui a pour but de créer des mouvements anti-nationalistes aux services des "loges maçonniques" qui infestent l'O.N.U. Face à une politique du racisme institutionnel de l'état Français encore emprunt des habitudes "esclavagistes",

certains amérindiens de Guyane se laissent donc séduire par cette opposition fictive et bien organisée entre état Français et O.N.U. 

En réalité l'état Français déploie une énergie écoeurante pour créer scission de l'information entre les Dom-Toms et le reste de la France pour agir avec "discrétion" dans la prise

de nombreuses décisions qui sembleraient impensable dans l'Hexagone. Pour l'état, il s'agit aussi bien de refermer les peuples d'outre-mers sur eux-mêmes que de donner le sentiment

aux français que les dom-toms n'existent pas ou ne sont pas vraiment français, c'est effroyable humainement parlant. J'imagine qu'une des raisons de l'état est de brider l'information pour dissuader de l'intervention d'associations françaises qui se joindraient aux associations Dom-Toms dans le cas où elles apprenaient les horreurs pratiquaient par l'État

dans ces régions (exemple: affaire du chlordécone en Martinique).

 

Á ce jour si des volontés saines se joignent pour oeuvrer à la construction de la Guyane française de demain, nous pourrions assister à la transformation du mythe de "l'enfer vert"

en révélation d'un Paradis du 21ème siècle, la région phare qui peut éclairer toute la France = Biodiversité de la faune et la flore, Plantes médicinales, Culture Cosmopolite,

Vitalité intellectuelle et artistique, Jeunesse et fertilité de la population très élevée!

Le temps du bagne est fini, c'est à la libération des potentiels que nous allons assister: Tout Moun Ka pré pouw la Gwuyan Dékolé Ver Syel Ah!

La Guyane peut devenir une région modèle en France et dans le monde avec un développement respectueux de la nature et une économie créative. 

Dès aujourd'hui nous pouvons voir une jeunesse pleine de projets et d'énergie, faut-il encore favoriser leur inscription dans le paysag locale et non pas les pousser

à partir de Guyane... Nos connaissances en terme de développement, de perma-culture, d'agro-foresterie, de l'industrie propre, de l'artisanat et des nouvelles technologies

peuvent permettre à la Guyane de devenir le modèle même d'un développement saint, respectueux des cultures et de l'environnement. 

Simplement pour que la Guyane française devienne un édifice merveilleux, elle doit s'appuyer sur la pierre d'angle de tous les édifices vertueux et éternels: La parole de Dieu!

Élever les Guyanais en vérité est donc plus que louable au vue de la démographie grandissante et de la jeunesse de la population. Le taux de chômage doit être résorbé simplement

et ceux qui se servent dans les caisses publiques destinées à former la jeunesse guyanaise doivent en payer le prix légalement, face à une justice modèle et sans corruption!

Les trop vieilles et mourantes logiques coloniales qui mentent aux habitants (de toutes couleurs) fantasment à une Guyane française éternellement sous cloche, ostracisé, confiné...

Et toutes les propagandes, même les plus "folles" sont utilisés pour essayer de maintenir la corde au cou du Peyi.

Soyons libres de ces laisses malsaines, et, soyons liés solidement à l'Amour! 

 

La Guyane se lève et elle est train de rompre les chaînes de l'injustice et du mensonge jusqu'à faire voler en éclat les tortionnaires qui l'avaient attaché.

Tan alé pa ka rouviré!